Les yeux levés | Sylvie Fabre G.

 

Derrière la barrière des rosiers, en haut des escaliers

il y a une entrée - c'est la halte ininterrompue

dans la présence où tu donnes quelqu'un pour être

personne, femme qui te crois soudain éternelle

nommée par l'insouciance de la lumière, la brise bleue

sur le pré, femme dans la brasse tremblée des oliviers

femme pour le lointain, immobile, tout à la merveille

de ne rien déranger, rien entraver à la vérité du paysage

 

et l'offrande est d'autant plus reçue, l'emprise d'autant

plus violente qu'il n'y a rien à voir, sauf l'inépuisable

 

 

de Sylvie FABRE.G

dans Les yeux levés

L'Escampette éditions Poésie

2005 , page 59