Lundi 16 Janvier 2017

La journée s'achève sur une décision. Ecrire au fil des jours ce qui me paraît pouvoir rejoindre le thème de ce qui avait fait l'objet d'une esquisse dans un carnet, puis d'un blog  L'entame des jours que j'ai arrêté au moment de la naissance de notre petit-fils en espaçant mes notes par la suite. La vie était alors plus importante que l'écriture et mon travail dans le domaine de la santé à l'extérieur me prenait beaucoup d'énergie. Depuis une année , je me suis éloignée de l'Association La Cause des Causeuses  que j'ai créée en Février 2007 avec trois ami(e)s Lyonnais cité(e)s plus loin, réalisationà visée collective de promotion de la poésie, à laquelle j'avais consacré beaucoup de temps,depuis neuf ans, et dont l'évolution ne me semblait pas aller dans le sens espéré. Le partage poétique sans esprit lucratif auto-promotionnel m'a toujours semblé préférable à toute forme de rassemblement d'aspirant(e)s à la notoriété poétique ou artistique. Nous n'avions d'ailleurs rien à vendre au début et les publications n'étaient destinées qu'à maintenir une dynamique créative entre les adhérents.

L'éloignement d' Armand Dupuy pour cause de déménagement en dehors de Lyon, avait  créé un premier fléchissement dans ma motivation à la présidence, mais le petit groupe des pionniers , premiers membres du C.A. comme Marie-Ange SEBASTI et Guylaine CARROT ont été suffisamment persuasives pour que ma propre conviction se renforce sur l'intérêt de ces fameuses Vendanges Poétiques (automnales au début et nomades puisque nous n'avions aucun lieu de rencontre dédié). Les différents blogs que je gérai racontent mieux que je ne saurai le faire,l'histoire de l'association. D'ailleurs, je n'éprouve pas le besoin de la raconter. Chacun, chacune a sa version de l'aventure. Pour certains, certaines, il y a eu des désillusions, des étonnements insurmontables,des retraits ostentatoires ou plus discrets, des désaccords non vraiment assumés. Nous avons essuyé quelques coups de sang aussi prévisibles que ceux qu'on peut voir dans tout projet constitué autour d'une illusion groupale avec ses phénomènes de rivalités, d'imcompatibilité et d'incompréhension.

Heureusement la poésie ne tue pas, aussi les amitiés solides sont restées vivantes et je m'en réjouis encore. Disant ceci, je m'aperçois que j'écris cela sans vraiment en avoir le goût ce soir. Je l'écris parce que tout me revient à l'esprit sans l'avoir prémédité et que probablement personne aurait idée ces derniers temps de le faire à ma place. J'ai l'impression de débroussailler quelque chose ou de dépoussiérer dans un grenier. Ce n'est pas nouveau. J'aime redécouvrir le pourquoi des présences, et des idées insistantes. Elles font partie des phénomènes qui m'intriguent et suscitent des mots. Je ne me prends pas tellement au sérieux lorsque je m'attelle à ces drôles de chantiers. Je me sens brocanteuse depuis toujours. Cependant je le fais très sérieusement. Je peux ressortir par exemple, un texte écrit en Janvier 2006 et me demander ensuite (demain par exemple ) comment il a vieilli :