comme deux pattes d'oiseau dans la boue...

 

 

L’air manque  et laissons manquer – rien

n’ avance par abandon. La moitié de gris ne

contredit  pas la saison mais coupe  autrement .

L’enduit  têtu tient les murs, l’œil un peu.

Ce qui ne vient pas laisse loin la vie, loin

l’élan faible d’un tronc  dans mon temps.

 

Du blanc  - pas d’œuf ni d’œil – cligne

son nom. La radio crache une vie sale et crise,

file et ne touche pas. On laisse aller, le béton raie.

Le bon tronc devant trace l’idée d’un chemin,

vraie comme deux pattes d’oiseau dans la boue font

signe et volent mieux qu’un bout de tête emboutie

 

 

Armand DUPUY | Mieux taire

Préface de Bernard NOËL

Gravures de Jean-Michel MARCHETTI

AENCRAGES & CO Editions       | 2012