Lundi 1er Mai 2017

Depuis un mois, je m'acclimate aux courants porteurs de ce que j'aime appeler Ma Nouvelle Vie, en ayant décrits les premiers effets sur le fameux réseau social au pouce bleu en érection permanente. Je le plains de ne pas pouvoir se reposer un peu... Cela m'a paru vain assez rapidement malgré quelques réactions amicales ou plus familiales. Pour ces derniers, les contacts téléphoniques, postaux ou réels me semblent plus appropriés.  Ce n'est donc pas sur les réseaux sociaux saturés d'informations et d'image que je vais pouvoir affermir cette envie d'écrire et de travailler à une forme partageable. J'en ai déduit l'idée, en première intention de revenir ici pour la partie publique, et dans l'atelier du quotidien pour la partie plus discrète. Les deux espaces sont importants. Je pense rapatrier et développer ici aussi, les Lectures Sentinelles et mon Promenoir Poétique personnel. Je ne m'astreins à aucun rendement journalier, mais plutôt à une focalisation de mes efforts de lecture et d'écriture juxtaposés à ma vie toute bête de jeune retraitée du " Service Public" ( J'y tiens). Un carnet de route plutôt qu'un journal. Un commentaire personnalisé plutôt qu'une confidence intime. Quelques convictions, beaucoup de découvertes et d'étonnements, quelques hommages aussi ( On devrait en faire un tous les jours pour garder l'énergie d'aller vers les autres en accord avec l'esprit et le coeur ). Le corps relève de l'intime, mais il ne sera pas négligé pour autant. La présence du corps comme don de présence ou retrait , j'y suis très sensible. Beaucoup à écrire à ce sujet...  L'importance du regard et de l'écoute. L'enjeu de survie d'un certain éclectisme, qui n'est pas un élitisme. Une image après l'autre, une envie après l'autre, un silence après tous les silences, une façon de dire qui distingue les paliers de l'adhésion à quelque chose d'important, le sens du sacré et de l'élégance , même sans apport religieux, une logique du vivant vibrant, fragile et fertile, un chant de la parole affûtée aux perceptions, un arrêt sur langage comme halte de voyage intérieur. A l'extérieur ce jour, il semble que certains défilés soient très tendus, et j'apprends une nouvelle stratégie policière de prévention de la casse par la technique de la nasse, et du jet de sacs à dos, suivis de fouilles assez irrespectueuses... Les provocations de manifestants cagoulés empêchent les citoyens de défiler normalement pour montrer leurs déterminations et leurs arguments. Ils sont pris en otage entre les cagoules et les casques policiers... Ce sont les absents ou les abstentionnistes qui ont raison sur ce coup à Paris ? Et la journée n'est pas terminée... Comment aimer cette ambiance de défiance et de confusion ?  Une fête du premier Mai bien bouzillée, pour prouver quoi ?